Développement de l'enfant

L’importance d’accueillir les émotions

Les émotions font parties de notre quotidien


On entend de plus en plus parler de l’importance d’accueillir les émotions. Et c’est tant mieux !  Les émotions influent notre vie entière.

  Qui a déjà ressenti de la joie ? Qui a déjà ressenti la peur ? Qui a déjà été triste ?

 TOUT LE MONDE !

J’ai été triste de ne pas devenir danseuse. J’ai été tellement heureuse devenir maman. J’ai eu une peur bleue de quitter ma vie professionnelle pour tout recommencer. Pourtant aujourd’hui, je savoure tous les jours d’avoir osé ces changements !

 
Ce chemin m’a demandé du travail. Beaucoup de travail. Parce qu’enfant, je n’ai pas appris. Pas appris à m’écouter, pas appris à observer ce qui est bon pour moi. Pas non plus appris à me faire confiance.
 
 

C’était une autre époque, et nos parents ont fait avec ce qu’ils savaient. Les recherches scientifiques sur le sujet sont assez récentes. Aujourd’hui, les chercheurs ont trouvé, prouvé, l’importance d’être à l’écoute des émotions.

C’est Antonio Damasio qui a montré en 1995, le circuit cérébral des émotions. Jusqu’à lors, on pensait que le cerveau n’avait que des fonctions intellectuelles. C’est pour cela que tout passait par la raison et que nous avons pu entendre des phrases comme
 
  • « sois fort »
  • « ce n’est pas si grave »
  • « ne te mets pas dans cet état pour si peu »
  • « ça n’a jamais tué personne »
  • « tu vas t’en remettre , passe à autre chose »
et tant d’autres !

Aujourd’hui, de nombreux parents ressentent, ou savent, que ce n’est plus juste d’agir comme cela . Qu’il est important d’accorder une écoute différente à l’enfant.

De nombreux parents se rendent compte aussi de cette difficulté qu’ils rencontrent arrivée la trentaine : ne plus trouver de sens à ce qu’il font car ce n’est pas aligné avec qui ils sont profondément, ne pas savoir dire non, se laisser envahir etc.

                       Qu’avons nous appris  ?

On connaît aujourd’hui, grâce aux neurosciences affectives et sociales, les bienfaits d’une relation d’écoute.

 

L’empathie, à bien différencier du laxisme, la qualité d’écoute, l’accueil des émotions ont une grande influence sur le développement cérébral des enfants.

Une relation empathique et chaleureuse permet à l’enfant de :
  •  mieux se connaître
  •  développer un sens moral
  •  développer l’empathie
  •  faciliter ses apprentissages
  •  améliorer sa réflexion
  •  l’aider à décider
 

A l’inverse, ne pas écouter et aller à l’encontre de l’enfant a les effets suivants:

  •  développe l’agressivité
  •  accentue l’anxiété
  •  crée un comportement de protection
  •  rend insensible
  •  empêche la connaissance de soi
 

Ces recherches nous ont appris que le cerveau de l’enfant est immature et fragile. Mais aussi maléable.

Cela veut dire que l’enfant est dominé par des réactions archaïques : comprenez anciennes, fondamentales et ancrées. Il n’a pas la capacité de raisonner ces réactions primitives.

C’est donc une tempête intérieure qui se déclenche lorsque vous lui refusez un énième bonbon. Son besoin n’est pas respecté, ses émotions se déclenchent. Évidement, si vous avez décidé de ne pas lui donner ce bonbon, vous pouvez garder votre position. Je prends cet exemple pour expliquer leur mode de réaction.
 

Maléable: cela veut dire que cela va changer. A force d’apprentissage, il va développer les différentes routes de réaction de son cerveau. Ces routes sont appelées connexions neuronales. Avec le temps, il va donc apprendre à réguler ses émotions. C’est dans l’enfance que le cerveau est le plus maléable.

 Cela veut dire que tous ces apprentissages faits dans l’enfance, le guideront pour sa vie entière !

Avant, les émotions étaient considérées comme gênantes. A la lumière de ces découvertes, nous savons aujourd’hui que reconnaître ses émotions, les nommer a le pouvoir :

  • d’apaiser et réguler le cerveau émotionnel
  • calmer la sécrétion de cortisol et d’adrénaline, qui sont les hormones du stress.

En d’autres termes : parler de nos émotions nous fait du bien.

Avez vous déjà vidé votre sac auprès de quelqu’un de confiance ? Comment vous êtes vous senti après ? Probablement soulagé.

Voilà ce que font nos enfants quand il se mettent à crier, à taper ou à se rouler par terre.

Il se décharge auprès d’une personne de confiance.

Qui a déjà entendu les grands parents  dire « il ne fait jamais ça avec nous » ?! C’est ce que l’on appelle la figure d’attachement.

Ce que nous cherchons tous dans une relation, c’est qu’elle soit :

  • empathique: que l’autre essaie de nous comprendre, de se mettre à notre place
  •  soutenante : qu’elle nous pousse vers le meilleur
  •  chaleureuse : qu’elle se développe dans le plaisir partagé

Ces différentes découvertes nous donnent donc des pistes pour agir au mieux avec nos enfants pour qu’ils se développent bien.

                       

                        Comment accueillir les émotions ?

Ce n’est pas si simple de guider nos enfants vers une voie que nous n’avons nous même, pas éprouvée, pas vécue.

« L’éducation est la chose la plus difficile qui soit ! On fait tous des erreurs, et c’est normal. Le reconnaître est très pédagogique pour l’enfant » *Catherine Gueguen, pédiatre et conférencière

Voilà une des premières clefs pour avancer sur ce chemin : partager. Il ne s’agit pas d’être un parent parfait.

Les relations humaines ont tellement de paramètres que la définition du parent parfait serait d’ailleurs différente pour chacun d’entre nous.

Par contre, le premier pas pour avancer sur ce chemin est d’accueillir et partager ses propres émotions.  Montrer à l’enfant que c’est un élément normal et naturel de la vie. S’autoriser à dire « je suis en colère », « je suis triste ». L’enfant agit par mimétisme et fera de même avec le temps.

Et le bénéfice est double, car nommer ce que vous ressentez vous aidera à progresser pour vous-même aussi !

Plus vous écouterez vos propres émotions pour les partager, plus elles vous seront familières.

Je vous le disais plus haut, je suis aussi passée par ce travail. Au début, je n’ai reconnu que certaines émotions. Puis d’autres sont apparues, inconnues, effrayantes parfois. Il m’est arrivé de les nier, de les rejeter par peur, par incompréhension.

Maintenant elles me sont familières, j’ai appris à leur faire une place dans ma vie: les nommer, les apaiser et écouter leur message.

Ce travail, c’est grâce à la sophrologie que je l’ai accompli. Je peux aujourd’hui le transmettre à mon fils et l’aider à développer ses compétences émotionnelles.
 

Tous ces outils que j’ai découverts, tout ce chemin que j’ai fait, je vous l’offre sur ce blog ! Et plus encore.

N’hésitez pas dans les commentaires à partager vos ressentis à la lecture de cet article,  à demander des précisions, ou a proposer des idées de sujets que vous aimeriez nous voir aborder.

A très vite pour vous raconter comment la sophrologie à sauvé une sortie familiale dans un joli parc japonnais 🙂

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